Restitution du projet

Montage Grégory Delauré et Macula Nigra, juin 2016.

Montage Grégory Delauré et Macula Nigra, juin 2016.

A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2016, les Archives de Rennes vous invitent à la restitution et projection du film de Jennifer Aujame sur le projet  « Les Archives de la Collective » : table-ronde, rencontres et ateliers vous attendent en présence de Delphine Deshayes, Loïc Creff et Gregory Delauré qui seront présents pour partager leurs découvertes et travaux de recherches aux Archives.
Alors, venez nombreux !

Jeudi 15 septembre à 18h30 >

Projection : présentation du film sur le projet « Les Archives de la Collective » réalisé par Jennifer Aujame sur le projet « Les Archives de la Collective » Empreinte de cette rencontre entre artistes et archivistes, le film vient interroger la manipulation des documents historiques. Que l’on soit dans la création ou la conservation, comment fabrique-t-on l’Histoire ?

Table ronde : « Archives, artistes et manipulations des documents ». Retour d’expériences sur le dispositif d’accompagnement à la recherche, en compagnie de Cyrielle Lévêque, artiste et étudiante chercheuse en arts plastiques à l’Université de Lorraine et Yann Serandour, artiste et enseignant-chercheur en arts plastiques à l’Université de Rennes 2. Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles – Archives de Rennes, 18 avenue Jules Ferry.

Samedi 17 et dimanche 18 septembre, 13h30-17h30 > Restitution du projet et du travail de recherche des trois artistes en visite libre.

Dimanche 18 septembre, 13h30-17h30 > Ateliers animés par les artistes.

  • Archi/Graphie avec Loïc Creff de 13h45 à 16h (tous publics, en continu, entrée gratuite).
  • La ville en relief avec Delphine Deshayes à 13h45 et 15h15 (à partir de 10 ans, entrée gratuite, sur inscription – durée : 1h15).
  • Histoire(s) de fantôme(s) avec Grégory Delauré à 13h45 et 15h15 ( à partir de 10 ans, entrée gratuite, sur inscription – durée : 1h15).

Renseignements sur le site des Archives de Rennes ou au 02 23 62 12 60 / Inscriptions sur le site Destination Rennes

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L’été, 20 avenue Jules Ferry…

Entre un tableau de gestion à relire et un versement à récoler, un passage à l’atelier devient une pause inattendue. Lever de rideau !

L'été, 20 avenue Jules Ferry (Cliché C. Richou, août 2016 / Archives de Rennes)

L’été, 20 avenue Jules Ferry (Cliché C. Richou, août 2016 / Archives de Rennes)

Trois artistes en scène ? Illusion d’optique, il y avait foule ce jour-là …

L'été, 20 avenue Jules Ferry (Photo-montage C. Richou, août 2016 / Archives de Rennes)

L’été, 20 avenue Jules Ferry (Photo-montage C. Richou, août 2016 / Archives de Rennes)

Tandis qu’en rebord de fenêtre, d’autres conversations – plus légères ? – s’engagent, entre tops…

Assurément, l’archive est une matière malléable à souhait grâce à laquelle d’autres réalités se construisent et les mémoires se réinventent. Un médium de choix pour la création artistique. Rendez-vous en septembre pour les restitutions grand public ! Carole Richou, Archives de Rennes.

Inspirations croisées

Jeudi dernier, Bruno Datiguenave conseiller Livre et lecture à la DRAC Bretagne, Benoît Careil, adjoint à la Culture et Pedro Pereira, chargé de mission Arts visuels, cinéma et audiovisuel à la Ville de Rennes étaient présents aux côtés des membres de La Collective et des Archives de Rennes pour une visite d’étape de l’atelier des artistes. Une occasion privilégiée de prendre connaissance des pistes de recherches engagées par les trois artistes et des fonds qui ont attiré leur attention ou leur curiosité depuis avril dernier. Les fonds d’architectes et plus spécifiquement celui de Georges Maillols, intéressent particulièrement Loïc Creff qui puise dans les plans ou les magazines d’architecture la matière première de ses futures constructions oniriques, maquettes et créations graphiques colorées et jubilatoires. Grégory, quant à lui, navigue au cœur des archives comme un détective à la recherche d’indices, sur les traces d’un mystérieux bourreau ou d’attractions spectaculaires programmées dans les anciennes fêtes foraines de Rennes. Associant les images, les références et les styles et jouant avec les anachronismes, il nous propose plusieurs pistes d’exploration mêlant archives et magie, apparition et disparition. Delphine, de son côté, s’intéresse à la vie intérieure des Archives de Rennes : par la pratique de la vidéo et de la collecte de témoignages, elle met en valeur les gestes, les mains, la fragilité des documents et confronte les points de vue. Elle s’intéresse aussi à la question de la contamination, des traces de détérioration dont les documents gardent traces tout autant qu’aux questions soulevées par l’étude plus spécifique du fonds de l’usine de traitement des déchets dans le quartier de Villejean. Les sujets, les approches, les axes de recherche et les inspirations sont variés, parfois insolites mais toujours intéressants. L’été verra sûrement ces pistes s’enrichir de nouveaux apports et projets : rendez-vous le jeudi 15 septembre 2016 pour la table ronde de restitution du projet à 18h30 aux Archives de Rennes ! Violaine Tissier-Le Nénaon, Archives de Rennes.

Exhibition d’un point de vue

Le début de mes recherches aux Archives de Rennes sont assez complexes puisqu’elles résident sur une enquête où l’indice sera l’objet narratif. Il me faut donc en trouver… J’ai décidé de partir des archives de la police concernant les règlementations et tarifs des stands de fêtes foraines. Les règlements sont retournés avec un détail de l’attraction proposée, de sa surface au sol et des arrhes à verser. Je suis tombé sur une attraction proposant « l’exhibition d’un point de vue ». Sortie du contexte, cette dernière peut prêter à sourire, mais renvoie aussi à l’histoire de la représentation.
Ces correspondances entre l’administration et les forains sont parfois accompagnées d’affichettes « publicitaires » des spectacles proposés au public. Ce qui me marque particulièrement relie directement certaines attractions avec le courant orientaliste de la deuxième moitié du XIXe siècle. Est mise en avant la découverte de ruines des « anciennes » civilisations ou encore l’exotisme des danseuses du ventre.
Toujours sur la question du mystère, j’ai pu découvrir aux Archives de la critique d’art, les Fourre-tout de Ben ou encore une des fameuses boîtes mystère de Fluxus.